Vos comportements sont-ils conformes ou pas ?

Jadis accepté dans nos réunions familiales, le petit gêné de la famille réussissait à se faire oublier, cherchant un coin où passer tranquillement la soirée. Il était solitaire ? Apeuré ? Troublé ? Qu’importe, nous le respections. Aujourd’hui, fuir un groupe de personne ou la foule est considéré « anormal ». On diagnostique le trouble de « phobie sociale » et une pilule vient avec ça !

Nous remettons en question l’évaluation des symptômes que les spécialistes font auprès des personnes, qu’elles vivent des problèmes de santé mentale ou pas. Vivre une période de deuil est un passage obligé, faut-il qu’il soit médicamenté ? L’anxiété vécue à cause de la pauvreté est-elle signe d’un problème de santé mentale ou simplement une émotion des plus plausibles à l’approche du zéro dans le compte en banque. Ne réagirions-nous pas de même ?

Considérer les « problèmes » de santé mentale comme une maladie limite une vision de la personne et de sa situation qui se doit d’être beaucoup plus large. C’est en fait la vision globale. « Cette vision globale tient à une définition des problèmes sociaux qui met de l’avant que le contexte économique, politique, social, culturel et environnemental dans lequel vivent (ou ont vécu) les personnes constitue un des déterminants majeur de leur bien-être et influe sur leur capacité à exercer du pouvoir sur leur vie. » (Tiré du Mémoire du RQ-ACA sur la réforme du droit associatif, mars 2009, p.17)

 

La médicalisation des problèmes sociaux

Le DSMIV, le "Diagnostic and Statistical Manuel - Revision 4" est un outil de classification qui représente le résultat actuel des efforts poursuivis depuis une trentaine d’années aux États-Unis pour (...)

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