Le ministre Hébert veut plus d'argent pour la Santé, moins pour les Agences

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Le Soleil, Québec - Michel Corbeil  / Photo: Jean-Marie Villeneuve

Québec, 26 sept. 2012 -  Il y a trop d'agences de la santé et des services sociaux, suggère le nouveau ministre de la Santé du Québec, Réjean Hébert, qui s'attaquera aussi aux chevauchements de structures qui provoquent gaspillage et pertes d'efficacité dans le réseau.

Mercredi matin, à son arrivée au Conseil des ministres, le titulaire du portefeuille le plus important du gouvernement a laissé entendre que le système de santé des Québécois est à l'abri de compressions budgétaires. «Nous avons fait notre part au niveau de l'optimisation du réseau.»

 

Le Dr Hébert a aussi avancé qu'il faut plutôt s'attendre à ce que son secteur hérite de plus de fonds publics. «Nous sommes pris avec des contraintes, avec les ententes négociées avec les médecins, avec l'augmentation du prix des médicaments.

«Il y a des choses incompressibles, a-t-il poursuivi. Je pense qu'il faudra trouver l'argent nécessaire pour qu'on puisse assurer des soins de santé de qualité.»

Et ce ne sont pas les agences de la santé qui le recevront. «Des travaux sont en cours au ministère [de la Santé et des services sociaux] pour mieux définir les rôles du national et du local.»

Il y a «des chevauchements qu'on doit éviter [...] pour faire en sorte que ce soit plus efficient. Il est clair qu'on ne doit pas intervenir dans les opérations courantes des établissements.»

Le ministre a précisé que ses fonctionnaires se penchent sur une révision des mandats des agences de la santé. Il a ajouté qu'une autre «réflexion» est déjà en cours, cette fois, sur leur nombre.

«Nous avons beaucoup d'agences, nous en avons plus que le nombre de régions administratives. J'ai demandé [aux fonctionnaires du] Ministère de réfléchir là-dessus. Il y a déjà des propositions. Je vais les examiner.»

Réjean Hébert a rappelé qu'il ne compte pas sur cette rationalisation pour dégager une marge de manoeuvre réelle. «Cela pourrait vouloir dire des économies», a-t-il laissé tomber. Mais l'ensemble des budgets consacrés à ces organismes «représente 100 millions $ sur un budget [du Ministère] de 30 milliards $. C'est pas là qu'on va trouver le Pérou».